
Ce vendredi 24 octobre 2020, j’entrepris un voyage sur Dabou accompagné de Christelle Pire journaliste TV5 Monde, de sa collègue Jenna journaliste auprès du journal français LE FIGARO et de Daniel Latte, un ami qui est originaire de Dabou.
Dabou est une ville proche d’Abidjan et située administrativement dans la région des grands ponts.
Nous sommes allés dans le but d’apporter des éclaircis sur les nombreuses interrogations que chacun de nous avait, qu’est ce qui s’est réellement passé sur Dabou ? Pourquoi tous font allusions à un conflit inter-ethnies ?
Nous nous sommes mis en route cap sur la ville du leboutou, après une heure de route, nous arrivons à Agneby qui est le premier village qui se situe à l’entrée de la ville.
Ce village a été attaqué par des hommes armés.
C’est ainsi que j’ai constaté par moi-même l’étendue des dégâts dès l’entrée du village.
Quel triste paysage, je me suis posé beaucoup de questions, mon envie d’en savoir plus sur cette barbarie.
Pourquoi tant de haine ??? Qu’est-ce que les personnes de ce village ont bien pu faire pour mériter un tel sort ?
Nous avons été accueillir par un homme qui essayait de comprendre pourquoi il y avait des blanches, quel est l’objet de leurs présences dans notre village ? Daniel notre ami s’adressa a lui en adjoukrou (langue local) et lui faire savoir la raison de notre visite.
Cet homme décide de nous conduire auprès du chef du village d’Agneby, nous l’avons trouvé assis, très rapidement, nous lui avons expliqué ce pourquoi nous étions dans son village, animé d’une folle envie de savoir ce qui c’était réellement passé, Christelle pris la parole et lui demanda sa permission pour une interview qu’il a volontairement accepté et nous donne l’autorisation de faire les investigations.
Les personnes interviewées racontaient tous que c’était des hommes armés qui ont saccagés, détruits, pillés et massacrés le village, malheureusement ils ne savaient pas d’où venaient ces hommes et la raison qui les a posées à commettre un tel acte.
Après une multitude d’interviews et de témoignages, nous décidons de prendre la direction du village appelé Kpass.
Lors de notre arrivé au village appelé Kpass , nous sommes directement allés voir le premier responsable qui est le chef.
Nous étions préssés de savoir comment une si belle et calme ville pouvait ètre la cible de personne mal intentionné.
Nous qui croyons que c’était une guerre inter-ethnie , nous avons été supris d’entendre les mots du chef disant que c’etait des mercenaires qui étaient venus semer le désordre dans la belle ville et ces villages environnants .
Malheureusement , après cet échange , la nuit tomba sur le leboutou et nous décidons de rentrer sur Abidjan, lieu d’habitation de mes deux invitées .